Élodie Rimaz: "J'aime les animaux plus que les machines"
Découvrez cette semaine nos portraits d'agricultrices fribourgeoises qui font vivre les exploitations. Premier épisode avec Élodie Rimaz, à Lovens.
"J'aide à la traite, j'aide au foin, j'aide à faire les petits boulots qui n'ont pas de nom." En quelques mots, Élodie Rimaz résume le rôle qu'elle occupe au sein de l'exploitation agricole familiale. Avec son mari, elle élève à Lovens des vaches laitières destinées à la production de Gruyère.
Avant de rejoindre pleinement la ferme, son parcours était pourtant bien différent. Passionnée par les chevaux, elle a d'abord été jockey, avant de se former comme maçonne. C'est d'ailleurs lors d'un concours de poulains qu'elle rencontre celui qui deviendra son mari.
Avec l'arrivée des enfants, concilier un emploi dans la maçonnerie et la vie de famille devient de plus en plus difficile. Après réflexion, le couple fait un choix: Élodie restera davantage sur l'exploitation. "En faisant le calcul, on s'est aperçu qu'en restant à la maison, c'était aussi une richesse pour notre famille. J'avais largement assez de travail sur l'exploitation", explique-t-elle.
Aujourd'hui, elle apprécie particulièrement cette organisation. Travailler en famille est, selon elle, une chance que peu de professions permettent encore. Si les journées sont bien remplies, c'est le contact avec les animaux qui continue de la motiver. "J'ai toujours aimé les animaux plus que les machines", confie-t-elle.


