Les exportations de gruyère vers les USA ont chuté de 17%
Les droits de douane imposés par Washington ont lourdement pesé sur les ventes outre-Atlantique du fromage.
L'année dernière a été mouvementée pour de nombreux produits fribourgeois. En cause: les droits de douane imposés par les Etats-Unis. D'abord fixés à 39%, des négociations ont finalement permis de les baisser à 15%.
Pour la production et la vente de gruyère, c'était les montagnes russes. Et forcément, les ventes aux Etats-Unis ont été impactées: elles ont diminué de 17% sur la période de janvier à fin novembre.
Un coup dur, rattrapé heureusement par de bonnes ventes dans le pays, souligne tout de même Olivier Isler, directeur de l'interprofession du Gruyère. "La situation sur le marché suisse est plutôt favorable, ce qui permet de compenser en grande partie la diminution des exportations. Au final, les ventes de gruyère en 2025 seront légèrement inférieures mais pas aussi catastrophiques qu'on ne pouvait le craindre dans un premier temps."
Les Etats-Unis, toujours un marché cible
Malgré l'instabilité provoquée par les décisions américaines, l'interprofession du gruyère compte bien continuer à vendre ses produits aux Etats-Unis. "Le marché américain reste un moteur de la croissance. On l'a vu au cours des dernières années: plus de 4'300 tonnes exportées vers les Etats-Unis. Ça représente 30% des exportations de gruyère", explique Olivier Isler.
Le directeur de l'interprofession rappelle tout de même qu'ils investissent dans 17 pays à travers le monde pour développer les ventes. "On essaie de diversifier les risques. On parle ici de nos pays voisins comme la France et l'Allemagne", précise-t-il.
Reste que cette baisse de 17% impacte les quotas de production. "En 2025, nous avons réduit la quantité de gruyère traditionnelle de 5% pour anticiper la diminution de la demande. Ce qui a été une bonne décision, dans la mesure où aujourd'hui les stocks sont tout à fait maîtrisés", ajoute Olivier Isler.
Cette année, l'interprofession du Gruyère a décidé d'une nouvelle restriction de quotas de production à hauteur de 3%.


