De graves accusations contre la direction des prisons
Harcèlement, climat de terreur ou encore travail fictif, l'Établissement de détention fribourgeois est sous le feu des critiques.

Un lanceur d'alerte anonyme, mais visiblement très bien renseigné, vient de tirer la sonnette d'alarme. Il a ainsi contacté la Direction de la sécurité, de la justice et du sport (DSJS), le Syndicat des services publics (SSP) et plusieurs médias, nous apprend La Liberté. Il dénonce d'importants dysfonctionnements concernant la direction de l'Établissement de détention fribourgeois (EDFR), regroupant la Prison centrale de Fribourg et le pénitencier de Bellechasse à Sugiez.
Pour commencer, des membres du Conseil de direction accumuleraient des heures supplémentaires à des moments où ils ne travailleraient pas, dans le but de s'accorder par la suite des jours de congé. De plus, d'après l'enquête menée par le quotidien fribourgeois, cette même direction ferait régner un climat de terreur parmi les collaborateurs, au point que beaucoup décideraient de démissionner. Une procédure pour harcèlement aurait même été ouverte.
Le SSP demande l'ouverture d'une enquête
Le roulement serait d'ailleurs si important que 105 nouveaux contrats auraient été signés en 2025 par l'EDFR, alors que ce dernier emploie en tout 193 personnes, dont quelque 130 agents de détention. Ceux-ci signaleraient également travailler régulièrement en sous-effectif. D'après le lanceur d'alerte, il arriverait que seulement deux agents soient présents la nuit à Bellechasse, alors qu'environ 200 personnes y sont détenues.
Pour sa part, le SSP a immédiatement demandé qu'une enquête administrative soit ouverte. La DSJS confirme. Celle-ci ne se prononce toutefois pas sur le fond de l'affaire. Elle préfère attendre d'avoir analysé et vérifié toutes les informations récemment portées à sa connaissance. Enfin, la DSJS affirme que: "la sécurité de l’établissement de détention, des personnes qui y sont détenues et du personnel constitue une priorité".


