David Bosson, un Fribourgeois qui découvre la Léventine

L'attaquant de 20 ans a affronté Gottéron, son club formateur, cette semaine. L'occasion d'évoquer avec lui ses débuts en National League.

David Bosson a rejoint Ambri-Piotta cet été. © KEYSTONE

La musique résonne puissamment dans les couloirs des vestiaires de la Gottardo Arena. Normal, Ambri-Piotta vient de battre Fribourg-Gottéron 3 à 2. Treizième attaquant, David Bosson n'a pas eu la moindre seconde de temps de jeu, mais le jeune homme de 20 ans sort du vestiaire avec le sourire pour répondre à nos questions.

RadioFr.: C'est une victoire contre Fribourg-Gottéron, ton ancienne équipe junior. Est-ce que c'est particulier de jouer contre ce club ?

David Bosson: Oui, c'est clair! A 8 ans j'allais regarder les matchs sur les genoux de mes parents. Jouer aujourd'hui contre Fribourg, c'est quelque chose de spécial.

Tu as encore des contacts avec certains joueurs de l'équipe, notamment les plus jeunes ?

Oui, bien sûr. Par exemple, Jan Dorthe, en particulier. J'ai joué avec lui plus ou moins six ans, et puis voilà, c'est toujours un de mes amis proches. On se voit en été.

On va parler de tes débuts en National League. C'est ta première saison avec Ambri-Piotta. Tu as quelques minutes de jeu à chaque match. Comment juges-tu tes débuts dans ce championnat ?

C'est un apprentissage. Je parle aussi beaucoup avec les coachs, mais c'est compliqué d'avoir 15 à 20 minutes par match en tant que jeune. Là, je reviens du Canada, et puis c'est tout un processus. Il faut être patient, mais je suis très confiant pour la suite.

Tu as connu les juniors en Suisse, puis les ligues juniors du Québec. Aujourd'hui, tu es revenu en Suisse en National League. Qu'est-ce qui change par rapport à ce que tu as connu au Québec ?

Ce que j'ai connu au Québec, c'était beaucoup plus physique. La patinoire était plus petite, avec beaucoup plus de bodychecks. Mais voilà, la National League est quand même très, très rapide et, à mon avis, on vit le prime dece championnat. C'est quand même une grande différence, mais ça va de mieux en mieux.

Pourquoi avoir choisi Ambri ?

J'ai toujours aimé ce club, et puis, à mon avis, il y a un bon processus ici à Ambri pour les jeunes joueurs. C'est un bon staff, je suis très content jusqu'à présent, et puis voilà, j'espère que ça dure.

Personne ne vous voyait si bien placés au classement. Comment est l'atmosphère dans ce club ?

L'atmosphère est très bonne. Je crois que chaque joueur apprécie de venir tous les matins à la patinoire, et ça, c'est très important. C'est clair que, dès le début de l'été, tout le staff et l'équipe se sont dit que personne ne nous attendait là-haut. Mais c'est à nous de montrer ce qu'on vaut, et puis je crois qu'on a quand même montré de belles choses, en espérant que ça continue.

Il ne faut pas faire quelque chose de spectaculaire, ni essayer de montrer qu'on veut avoir plus de minutes ou faire des points. Il faut juste gagner la confiance des entraîneurs et jouer simple.

Tu parles de processus. Personnellement, sur quoi veux-tu travailler aujourd'hui pour devenir un joueur majeur de National League ?

En tant que jeune, c'est clair qu'il faut faire les petites choses bien et gagner la confiance des entraîneurs. Ça, c'est le plus important. Il ne faut pas faire quelque chose de spectaculaire, ni essayer de montrer qu'on veut avoir plus de minutes ou faire des points. Il faut juste gagner la confiance des entraîneurs et jouer simple.

Quel rôle te donne ton entraîneur, Jussi Tapola ?

Ce qu'il me dit aussi, c'est d'amener le momentum le plus possible. J'ai un bon corps pour aller dans les bandes, utiliser mon shoot et aller devant le but. Mais je dirais que la plus grosse partie, c'est d'amener le momentum pour les prochaines lignes offensives, pour qu'on crée quelque chose.

RadioFr. - Léo Martinetti
...