David Bonny candidat pour le PS à la préfecture de la Sarine
On connaît enfin le candidat socialiste au poste de préfet. Il s'agit, selon les informations de la Télé Fribourg, du syndic de Prez et député au Grand Conseil.

C'est une annonce qui était attendue et qui a fait l'objet de nombreuses spéculations et inquiétudes depuis un mois après la candidature de Lise-Marie Graden, l'actuelle préfète, au Conseil d'état à la fin de l'année.
Nous avons contacté le président du Parti socialiste Sarine Campagne qui ne confirme pas ce nom. David Bonny de son côté, ne nous a pas répondu. Le PS nous précise que son candidat sera officialisé fin août.
D'autres noms ont été envisagés. C'est le cas d'Alizée Rey, conseillère communale à Villars-sur-Glâne, qui a refusé la proposition.
Le nom de David Bonny semble en tout cas faire consensus au sein des socialistes. Ceux que nous avons pu contacter loue son expérience politique, que ce soit comme ancien président du parti ou chef de groupe au Grand Conseil.
Une longue attente
Pourquoi le Parti Socialiste a attendu plus d'un mois avant de trouver le successeur à Lise Marie-Graden? Il y a deux aspects, le premier politique: il a fallu attendre mi-mai et la confirmation que Lise-Marie Graden soit l'une des candidates du PS au Conseil d'Etat avant de lancer un appel à candidature. Si elle n'avait pas été choisie, elle aurait postulé pour garder la préfecture de la Sarine.
Ensuite, il y a eu une volonté d'être beaucoup plus discret dans la communication. Au sein du PS, on a peu apprécié la bataille médiatique que se sont livrés Lise Marie-Graden et Simon Zurich pour le Conseil d'Etat. Selon nos informations, il a été demandé à chaque candidat qui voulait postuler à la préfecture de ne rien déclarer publiquement.
Un silence qui, pour certains observateurs ou soutiens du PS, traduit un manque de candidats crédibles ou de nombreux refus.
Contacté, la présidence du PS Sarine Campagne dément et précise que le processus a été d'analyser les candidatures afin de choisir la meilleure.
A gauche, les partis partent séparément
Après les candidatures de Sophie Tritten pour le Centre Gauche-PCS et Bruno Marmier chez les Verts, le Parti socialiste s'est réuni avec ses deux alliés afin de savoir s'il fallait se mettre derrière un candidat.
Mais vu qu'aucun ne faisait l'unanimité au sein des trois partis, la stratégie est donc de partir à trois candidats et de soutenir le mieux élu s'il passe au second tour de l'élection.
Globalement, ce qui ressort chez les alliés du Parti socialiste ou même à droite, c'est un manque de préparation après le départ de Lise-Marie Graden. Une remarque que réfute le PS, qui estime que sa stratégie est la bonne et que sortir son candidat en dernier est un avantage pour garder la préfecture qu'elle a depuis 2008.


