9 barbouilleurs condamnés après les tags aux Brandons

Suite aux tags controversés des Brandons de Payerne l'an dernier, deux membres du Comité des masqués et neuf "barbouilleurs" ont été condamnés.

Considérant qu’une partie des textes dénoncés étaient pénalement répréhensibles, le Ministère public vaudois a condamné deux membres du Comité des masqués et neuf "barbouilleurs" à des jours amendes et à des amendes pour avoir respectivement peint et validé les textes incriminés (archives). © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Suite aux tags controversés des Brandons de Payerne l'an dernier, deux membres du Comité des masqués et neuf "barbouilleurs" ont été condamnés pour avoir respectivement validé et peint les textes incriminés. Le Ministère public vaudois a jugé une partie des textes pénalement répréhensibles.

Le Parquet a rendu ses ordonnances vendredi dernier. Il a retenu les infractions de discrimination et d’incitation à la haine et, dans trois cas, l’injure pour l’inscription "blatte" visant un commerçant, a-t-il communiqué mercredi à Keystone-ATS.

Différentes peines

Les prévenus ont été condamnés à des peines comprises entre 20 jours-amende à 30 francs et 90 jours-amende à 80 francs ainsi qu’à des amendes d’un montant allant de 200 francs à 1800 francs.

Ces décisions pouvant faire l’objet d’une opposition dans un délai de dix jours à compter de la date de notification, elles ne sont donc pas définitives et exécutoires, précise le Ministère public.

Classement pour le syndic

Dans cette affaire, le Parquet a également rendu deux ordonnances de classement à l’endroit du président du Comité des masqués (CDM), qui n’a pas participé à la validation des textes incriminés, et de Lionel Voinçon, membre des Barbouilleurs au moment des faits reprochés et devenu syndic depuis. Aucune infraction pénale n’a été constatée les concernant.

La polémique avait éclaté lors de l'édition 2025 des Brandons de Payerne. Des slogans peints sur les vitrines avaient été perçus comme offensants, racistes, antisémites.

Réflexions dans le comité 

Le Ministère public avait ouvert une instruction pénale en avril dernier, estimant qu'il existait "un soupçon d'infraction pénale de discrimination et incitation à la haine". S'y ajoutait la dénonciation pénale de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme.

Le comité d'organisation a depuis mené une réflexion avec des institutions de lutte contre les discriminations et publié une charte non contraignante. La prochaine édition des Brandons se déroulera le week-end prochain, du 20 au 23 février.

ATS
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