Chez Pouponne et Loulette, atelier de torréfaction de café

Camille Schönenweid a créé son entreprise, dans le restaurant Les Menteurs à Bluefactory, après une reconversion professionnelle.

Du café brésilien ou sud américain dont les producteurs sont rémunérés de manière équitable © Radio Fribourg

Pour la première de notre nouveau rendez-vous "Comment ça va chez vous" sur Radio Fribourg, c'est dans l'atelier de torréfaction Pouponne et Loulette que nous nous sommes rendus vendredi matin. Un atelier installé dans les locaux du restaurant Les Menteurs à Bluefactory. 

De la police au café

A la base, sa patronne, Camille Schönenweid, n'était pas une fan de café. C'est en goûtant des cafés torréfiés de manière moins intense que la Fribourgeoise a changé d'avis. Désormais, elle aime tellement ce breuvage qu'elle en a fait son métier. Un virage à 180 degrés pour cette ancienne policière, formée aux sciences forensiques. 

"Je travaille avec des cafés sélectionnés pour leur complexité aromatique", précise la quadragénaire. Ils viennent notamment du Brésil, de Colombie, d'Ethiopie ou encore du Rwanda. Camille les achète auprès d'entreprises qui assurent des revenus équitables et des conditions de vie décentes aux producteurs et leur famille.

Une entreprise, plusieurs activités

La torréfactrice organise aussi des ateliers de dégustation sur demande. L'occasion de partager ses connaissances sur le café et la diversité de ses arômes. "Récemment, j'ai eu un groupe pour un enterrement de vie de garçon. Le futur marié ignorait complétement le thème de l'atelier. C'était un chouette moment pour tout le monde."

Comme si cette mère de six enfants n'était pas assez occupée, elle propose également un service traiteur. Au menu, des produits si possible locaux et de saison, en fonction des demandes de ses clients. Pour ses légumes par exemple, elle se fournit chez un maraîcher de Corjolens. Elle devait justement honorer une commande pour vendredi soir avec au menu: buffet de crudités, bouchées à base de pommes de terre et de poireaux, plateau de fromages de la région et petits desserts. "Je teste mes nouvelles recettes sur mes clients!" rigole la cheffe d'entreprise. Particularité, elle ne mange pas de viande, mais elle aime en cuisiner.

Le plus difficile, quand on est autoentrepreneure, c'est prendre des décisions toute seule.

La patronne de Pouponne et Loulette engage parfois des extras pour le service, mais elle travaille le plus souvent en solo. "Le plus difficile, quand on est autoentrepreneure, c'est prendre des décisions toute seule". Elle souligne toutefois qu'elle peut compter sur le soutien indéfectible de son conjoint. 

Camille Schönenweid a beau mener déjà plusieurs activités de front, elle est toujours ouverte à d'autres projets. Comme celui de l'association L'Epître, qui veut organiser des ateliers d'écriture aux thèmes inspirés par la cuisine. Un événement qui devrait voir le jour l'an prochain, si le financement est bouclé.

RadioFr. - Sarah Camporini
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