Tests de genre: l'UCI cède face à Trump

L'Union cycliste internationale (UCI) a décidé d'instaurer un test de vérification de genre pour les JO 2028.

L'UCI a décidé d'introduire les tests de genre pour les JO 2028 © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Dans le cadre des Championnats du monde à Montréal, l'UCI a annoncé qu'elle définirait avant la fin de l'année des directives concernant le test génétique ponctuel, qui ne s'appliquera qu'aux compétitions organisées par le CIO.

Fin mars, sous la pression du prochain hôte des JO, Donald Trump, le CIO avait décidé d'exiger un test de vérification de genre des athlètes féminines souhaitant participer aux compétitions féminines. Ces discussions ont été déclenchées par une polémique lors des JO 2024, au cœur de laquelle se trouvaient les championnes olympiques de boxe Imane Khelif et Lin Yu-Ting.

Toutes deux avaient auparavant été exclues des championnats du monde par la fédération internationale, car elles n’auraient pas rempli les critères de participation sur la base d’un test de vérification du sexe dont les détails n’ont pas été précisés. Elles ont toutefois été autorisées à participer aux JO.

Pas de calendrier pour l’obligation du GPS

Par ailleurs, on s’attendait à ce que l’UCI rende également obligatoire, à Montréal, l’installation de balises GPS sur les véhicules et les vélos à partir de 2027. Le débat autour de ces traceurs s’était ravivé en 2024 après la mort tragique de Muriel Furrer lors des Championnats du monde à domicile à Zurich. Si la jeune Suissesse avait porté un traceur GPS pendant la course, elle aurait pu être retrouvée plus tôt après sa chute et sa mort aurait peut-être pu être évitée.

L’UCI vient toutefois d’annoncer qu’un système de suivi GPS généralisé était toujours en cours de préparation. Pour le président de l'UCI, David Lappartient, cela peut être considéré comme un échec. Le Français avait insisté pour une mise en œuvre rapide et souligné qu’il ne se laisserait pas faire par les équipes.

ATS
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