Un Fribourgeois fait ses premiers pas en équipe de Suisse

Aloïs Leyrolles, basketteur de 21 ans, a franchi un cap face à la Bosnie en qualifs pour le Mondial 2027. Il espère revivre l’expérience en juillet.

Aloïs Leyrolles, 21 ans, joueur de Fribourg Olympic, tente un lay-up face à un joueur de Spinelli Massagno. © KEYSTONE

Un match aller à Mejdan, vendredi, en Bosnie, puis un match retour lundi à Kriens, dans le canton de Lucerne. Deux rendez-vous, deux défaites (84-60/60-91) pour les Helvètes, lanternes rouges du groupe, face aux Bosniaques (3e) lors  des qualifications pour le Mondial 2027. Bilan frustrant pour la Suisse, mais souvenir impérissable pour Aloïs Leyrolles, jeune basketteur fribourgeois de 21 ans et 2m01.

Le joueur de Fribourg Olympic affichait une petite mine aujourd’hui, mais le sourire aux lèvres. Il rentre d’un rêve éveillé: ses premiers pas avec le maillot rouge à croix blanche, une immense fierté. Sur les deux rencontres de 40 minutes, il a cumulé environ cinq minutes de jeu. Peu sur le papier, beaucoup dans son parcours. "J’ai d’abord été appelé pour être partenaire d’entraînement. Au dernier moment, le staff de l’équipe nationale m’a demandé d’intégrer l'effectif principal des douze. Je n’ai pas hésité: j’ai annulé mes vacances pour saisir l’occasion", raconte Aloïs.

Pour se faire une place dans le contingent, le Fribourgeois a dû hausser le ton à l’entraînement et afficher une attitude irréprochable, sur et en dehors du parquet. "J’ai pu prendre du recul et observer les joueurs expérimentés. C’était impressionnant aussi de me retrouver face à des basketteurs d’EuroLeague et d’évoluer dans une salle de 6’000 spectateurs en Bosnie." Appelé à compenser les blessures de cadres comme Selim Fofana ou Paul Gravet, il a su tirer son épingle du jeu. "Je pense que mon profil polyvalent a fait la différence. Je peux jouer à l’extérieur comme à l’intérieur."

L'appui des entraineurs

Et ses liens avec l’équipe de Suisse? Jusqu’ici, aucun. Aloïs Leyrolles croisait le staff à la salle Saint-Léonard lorsque la sélection nationale y disputait ses matches. "Ils savaient qui j’étais et je savais qui ils étaient, mais sans plus." Il imagine que Patrick Pembele, assistant en équipe nationale et ancien coach assistant de Fribourg Olympic, ainsi que Thibaut Petit, l’entraîneur actuel d’Olympic, ont appuyé sa candidature.

L’aventure internationale n’est peut-être pas terminée pour lui. Il reste des matches dans cette première phase des éliminatoires, face à la Turquie (1re) et à la Serbie (2e) en juillet. Le jeune Fribourgeois ne sait pas encore s’il sera du voyage. La Suisse, dernière de son groupe, conserve toutefois peu d’espoirs d’accrocher la troisième place, synonyme de qualification pour la deuxième phase.

Olympic dans le viseur

Retour au quotidien désormais, avec des ambitions élevées. Fribourg Olympic vise le triplé cette saison. Les hommes de Thibaut Petit ont remporté la SBL Cup en février, disputeront la finale de la Coupe de Suisse le 11 avril à Muri près de Berne face à Neuchâtel, et occupent actuellement la première place du championnat.

Je pense que ça me plairait de prendre petit à petit le rôle de leader de Natan Jurkovitz à Olympic.

Sous contrat encore deux ans, Leyrolles regarde loin. Il sait que certains cadres, comme Natan Jurkovitz ou Arnaud Cotture, prolongés d’une saison, ne seront pas éternels. "Le club s’est construit pendant dix ans avec ces joueurs. Perdre des leaders du jour au lendemain, c’est compliqué. On l’a vu récemment avec Kazadi. L’avenir de Cotture et Jurkovitz à long terme est incertain. Le club a déjà discuté avec moi de l'avenir... Prendre le rôle de leader de Natan Jurkovitz me plairait. Mais tout dépendra de mon avenir ici, ce sont des choses à clarifier."

En attendant, pas le temps de gamberger. Le Fribourgeois retrouve ses coéquipiers vendredi pour la reprise du championnat après la trêve internationale. Les basketteurs de la Cité des Zaehringen accueillent Pully-Lausanne Foxes à 19h30 à la salle Saint-Léonard.

RadioFr. - Yann Girard
...