Subsides maladie: bras de fer gauche-droite à Fribourg
La gauche et la droite se sont rendu coup pour coup mercredi au Grand Conseil au sujet des réductions de primes d'assurance-maladie.

Les députés fribourgeois ont rejeté de justesse mercredi une motion demandant "des réductions de primes de l'assurance-maladie plus justes". Le texte voulait préciser la notion de "condition économique modeste" conditionnant l'octroi des réductions de primes d'assurance-maladie (RPI).
La motion, déposée par les députés PLR Pierre-Alain Bapst et UDC Nicolas Berset, a été refusée par 50 voix contre 49 et 5 abstentions. Elle aurait impliqué une modification de la loi d'application de la loi fédérale sur l'assurance-maladie (LAMal).
Les temps partiels visés
Les deux députés avançaient que "certaines personnes diminuent leur taux ou cessent leur activité pour réduire artificiellement leur revenu ou leur fortune". Selon eux, il conviendrait ainsi d'y ajouter un article indiquant que n’est notamment "pas considérée comme étant de condition économique modeste toute personne dont l’insuffisance de ressources financières résulte d’un choix délibéré de sa part".
Les opposants, issus de la gauche et d'une partie du Centre, ont dit craindre une "usine à gaz". La mise en oeuvre aurait coûté 6 millions de francs la première année, a avancé le ministre de la Santé et des Affaires sociales Philippe Demierre. A gauche, on a aussi condamné l'émergence d'un climat "malsain" envers les bénéficiaires de ces aides.
Egalité entre la gauche et la droite
Quelques minutes avant ce refus, les députés fribourgeois ont rejeté une motion issue de la gauche. Ce texte demandait que le versement des subsides maladie aux ayants droit soit systématique, sans que ceux-ci ne doivent, au préalable et dans un certain délai, en formuler la requête. La majorité de centre-droit a suivi l'avis du Conseil d'Etat.
La motion des députés David Bonny et Marie Hug a été rejetée par 64 voix contre 35 et 3 abstentions. Leurs arguments n'ont pas convaincu le plénum, qui s'est rangé derrière ceux du gouvernement, défendus par son président Philippe Demierre, chargé de la Santé et des Affaires sociales. Ce dernier a toutefois reconnu un besoin de simplification.


