A 21 ans, la Fribourgeoise Lea Brancato vise Miss Univers
La Sarinoise est finaliste au concours Miss Universe Switzerland. La gagnante à l'élection du 26 septembre représentera la Suisse à Miss Univers.

Une Fribourgeoise sur la scène du plus prestigieux concours de beauté au monde? C'est le défi que s'est lancé Lea Brancato depuis Corminboeuf. Le 26 septembre, cette jeune femme pleine d'aplomb disputera, parmi une douzaine de candidates, la finale de Miss Universe Switzerland à Berne. À la clé: un billet pour Miss Universe, en novembre, à Porto Rico.
Miss Suisse n'existant plus depuis 2018, Miss Universe Switzerland est le seul concours helvétique de cette envergure. "Bien sûr, j'ai envie de gagner. La jeune fille de 21 ans peut aller sur la scène à l'international et déchirer tout autant qu'une femme qui s'est préparée toute sa vie", affirme Lea Brancato. La Suisse n'a encore jamais remporté la couronne de Miss Universe, souvent décernée à des candidates d'Amérique latine.
Le mannequinat depuis toujours
Avec sa participation au concours national, Lea Brancato renoue avec un rêve mis de côté. Initiée au mannequinat dans son adolescence, elle a rangé cette envie derrière ses études et son CFC d'employée de commerce. "C'était toujours dans un coin de ma tête. Un rêve de petite fille." C'est en voyant, l'an dernier, la Fribourgeoise Lisa Barra décrocher la deuxième place de Miss Universe Switzerland qu'elle décide de tenter sa chance.
A seulement 21 ans, celle qui est aussi agente de sécurité entame la préparation avec un atout de taille. Dix années de danse de haut niveau lui ont appris à gérer le regard du public et à gagner en assurance. Elle a d'ailleurs dansé pour les concours Miss et Mister Suisse francophones. "Je ne dirais pas que je suis stressée sur scène, au contraire, je me sens très à l'aise", confie-t-elle. Elle aborde les défilés et les prises de parole avec sérénité. "Le 26 septembre, c'est la présence sur scène qui fera la différence, plus que le rendu d'une photo. Il faut avoir ce truc en plus."
La Sarinoise aux origines italiennes ne cache pas avoir eu recours à une rhinoplastie. "Mon nez m'a toujours complexée. J'ai franchi récemment le pas." À l'inverse, elle revendique ses taches de rousseur naturelles, dans lesquelles une fillette lui a dit s'être reconnue. Candidate engagée, elle soutient pendant sa campagne la Fondation Théodora, un choix intimement lié à son histoire familiale: son frère a été accompagné par les docteurs Rêves après une tumeur au cerveau lorsqu'il était enfant.
Depuis le premier casting organisé le printemps dernier à Anzère, le rythme ne faiblit pas. Son plus beau souvenir reste les défilés organisés en marge du Festival de Cannes. "C'est aussi dans ce type d'événement que des créateurs nous remarquent et pourraient nous prêter des robes", explique-t-elle. Avant la finale suisse, une dernière étape l'attend: la Fashion Week de New York, où les candidates participeront à plusieurs défilés.
La préparation représente aussi un coût financier conséquent. Les candidates doivent notamment financer une partie de leur garde-robe, leurs mises en beauté et certains voyages, tout en recherchant des sponsors, explique la Fribourgeoise, qui espère encore convaincre des entreprises de la région de l'accompagner dans cette aventure.


